Innovation
Innovation JAMYAS, brevet déposé.
Jusqu’ici, la traçabilité permettait surtout de savoir où, comment et par qui un vêtement avait été fabriqué. C’était déjà une première étape essentielle.
Avec le Passeport Mode, la traçabilité continue après l’achat.
Vous scannez le QR code et vous pouvez renseigner la vie du vêtement : achat, réparation, customisation, transmission ou revente.
S’il change de propriétaire, la personne suivante prend le relais.
Jusqu’à sa fin de vie, où le vêtement peut être renvoyé gratuitement chez JAMYAS pour être réemployé ou recyclé.
Même totalement usé, il garde une valeur. JAMYAS le reprend avec une valeur de reprise : c’est le principe de la consigne, quel que soit son état.
L’objectif : éviter qu’il finisse en décharge et rendre la marque responsable jusqu’au bout.
Une fois scanné voici ce que vous allez voir :

LE PARCOURS QUI A MENÉ AU PASSEPORT MODE
Depuis la création de JAMYAS, l’innovation fait partie de l’ADN de la marque.
Elle peut être créative, à travers le style, mais aussi méthodologique, scientifique ou technologique. Chez JAMYAS, nous avons toujours exploré ces différentes formes d’innovation.
Pour nous, l’innovation repose sur trois piliers, la vision, la curiosité et la connaissance du terrain.

CRÉER, C’EST DÉJÀ INNOVER
Pour une marque de mode, la première innovation, c’est la création, le style et la capacité à proposer quelque chose de différent.
Nous habillons les femmes et les hommes, et le style est essentiel pour nous. Nous avons toujours créé une mode avec une vraie identité, pensée pour durer dans le temps.
Une mode qui s’inspire aussi des grands classiques du vestiaire français. JAMYAS est une marque française, et nous avons la chance de pouvoir puiser dans un patrimoine mode exceptionnel, fait de formes, de coupes et de pièces devenues intemporelles.
Partir des grands classiques de la mode française, y apporter notre touche d’audace et d’excentricité, c’est aussi ça, la création JAMYAS.

NOTRE PREMIÈRE INNOVATION EST DANS LA MÉTHODE
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Majdi commence déjà à travailler d’une manière différente . Les collections sont créées à partir de fins de stock de tissus, la création commence donc par la matière disponible.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de deadstocks, de leftovers ou de stocks dormants. Nous, à l’époque, on appelait simplement ça des fins de stock de tissus. Ça peut être 30 mètres, 500 mètres, 1 000 mètres ou beaucoup plus. Le principe reste le même : partir de la matière qui existe déjà pour créer le vêtement afin de laisser tranquille les ressources naturelles.
Cette manière de travailler impose des contraintes. Une matière peut disparaître, et les séries sont limitées. Il faut constamment s’
À cette époque, nous ne parlions même pas vraiment d’écoresponsabilité. Pour nous, c’était simplement du bon sens.
Nous avons alors commencé à conseiller et à défendre cette manière de travailler lors de réunions et d’échanges dans le milieu de la mode.
adapter. Mais JAMYAS a toujours travaillé comme ça : nous avons une innovation de méthode afin de préserver les ressources naturelles.

L'innovation c'est la VISION, la CURIOSITÉ et TERRAIN
Pour innover, il faut pour nous trois ingrédients.
La vision. Se demander : comment améliorer le secteur dans lequel nous travaillons ? Comment peut-on faire mieux ? Quels outils, quelles méthodes, quelles innovations peut-on apporter ?
La curiosité. Être curieux de son propre métier, mais surtout aller à la rencontre des autres : des scientifiques, ingénieur-e-s, entrepreneureuses et entrepreneurs, des industriels, des universitaires et des personnes qui inventent. Parce que confronter ses idées aux autres permet aussi de les améliorer.
Et enfin le terrain. Parce qu’une idée peut sembler formidable sur le papier. Mais quand on est au contact de la production, des vêtements, des clientes et des clients, on découvre les vrais problèmes à résoudre.
ALLER À LA RENCONTRE DES INNOVATIONS
Pendant toutes ces années, Majdi, fondateur de JAMYAS, est allé à la rencontre d’universités technologiques, d’entreprises, de conférences, de colloques et de programmes consacrés à l’innovation. L’objectif était toujours le même : écouter, comprendre, confronter les idées et avancer. Cette réflexion l’amène progressivement à imaginer un projet beaucoup plus large autour de la mode responsable.
Un premier cahier des charges est développé : Fashion Vigilant. L’idée était notamment de rapprocher les marques et les industriels responsables et de rendre leur fonctionnement plus transparent. Mais un problème apparaît rapidement : obtenir les vraies informations. À l’époque, beaucoup d’entreprises et d’industriels communiquaient encore très peu sur leur manière de produire. Majdi revient alors à ce qu’il connaît le mieux : le terrain et JAMYAS.

2013 - LE CHOC DU RANA PLAZA
Le 24 avril 2013, au Bangladesh, le Rana Plaza s’effondre. Le bâtiment abritait notamment plusieurs ateliers de confection. Plus de 1 100 personnes perdent la vie et des milliers sont blessées.
Pour Majdi, ce drame renforce une conviction : on ne peut pas parler de mode sans savoir où, comment et par qui un vêtement est fabriqué. La transparence devient alors encore plus importante. Puis vient naturellement la question de la traçabilité.
2014 - UNE VISION EURO-MÉDITERRANÉENNE
En 2014, le projet de Majdi est retenu dans le cadre d’ACIM une ONG qui travaille sur les deux dives de la méditerranée . La réflexion porte notamment sur une industrie plus responsable entre entre l'Europe et l'Afrique
Depuis le départ, JAMYAS défend cette idée : produire au plus près, travailler avec la France et le bassin méditerranéen et construire une autre manière de fabriquer la mode. France, Italie, Espagne, Tunisie, Maroc, et plus largement le bassin euro-méditerranéen.

2015 - BIGBOOSTER ET LA COP21
En 2015, Majdi participe à BigBooster, un programme international consacré aux projets innovants, historiquement développé entre Lyon et Boston. C’est aussi l’année de la COP21 à Paris, où il présente publiquement sa réflexion autour de la mode responsable et de la traçabilité du vêtement.
À ce moment-là, la technologie n’est pas encore arrêtée : QR code ? Puce ? Une autre technologie ? Ce n’est pas encore le sujet principal. L’idée est déjà là : donner au vêtement une identité permettant de savoir où il a été fabriqué, comment il a été fabriqué et par qui.

L'Afrique
En 2015, lors des African Rethink Awards organisés à Paris en marge de la COP21, Majdi Jeljeli est allé à la rencontre d’entrepreneurs africains pour réfléchir à des solutions concrètes aux enjeux environnementaux. Jeune Afrique le présentait alors comme le créateur d’un écolabel pour l’industrie textile. Déjà, l’objectif était de mieux valoriser les matières, prolonger la vie des vêtements et éviter que l’Afrique ne devienne la destination finale de nos déchets textiles.

2016 — TICKET FOR CHANGE
En 2016, Majdi poursuit cette réflexion avec Ticket for Change, une expérience qui nous permet d’aller à la rencontre d’entrepreneurs, d’entreprises établies et d’autres personnes qui cherchent elles aussi à faire évoluer leur secteur. Nous allons observer, écouter, comparer, confronter nos idées.
Nous rencontrons différents univers industriels et entrepreneuriaux, notamment autour de grandes entreprises françaises. L’objectif reste toujours le même : voir comment aller plus loin. À cette époque, Majdi avait déjà présenté son idée de traçabilité du vêtement. La question devient alors : jusqu’où peut-on aller dans cette traçabilité ?

LA TRAÇABILITÉ
Avant même de parler de technologie, il y a une question beaucoup plus simple : la transparence. Où ce vêtement a-t-il été fabriqué ? Comment ? Avec quelle matière ? Par qui ? La traçabilité permet de donner accès à ces informations.
Mais avec l’expérience du terrain, nous nous sommes rendu compte que cela ne suffisait pas. Parce que la vie du vêtement ne s’arrête pas au moment où il quitte l’usine. Au contraire. C’est à ce moment-là que sa vraie vie commence.
ET APRÈS L’ACHAT ?
Une cliente ou un client achète un vêtement. Il le porte, il le répare, il peut le customiser. Quelques mois ou quelques années plus tard, il peut le transmettre ou le vendre sur une plateforme de seconde main. Une nouvelle personne récupère alors le vêtement, et son histoire continue.
Pourquoi cette partie de sa vie devrait-elle disparaître de sa traçabilité ? C’est à partir de cette réflexion que notre projet a évolué. Le relais doit aussi être pris par celles et ceux qui portent le vêtement.
Le nouveau propriétaire scanne le QR code, prend le relais et continue à faire vivre le Passeport Mode du vêtement.

CE QUE NOUS PORTONS A DU SENS
Ce que nous lisons nourrit notre esprit. Ce que nous mangeons nourrit notre corps. Et ce que nous portons dit aussi quelque chose de nous.
Un vêtement nous accompagne. Il peut rester avec nous pendant des années. Il peut être réparé, transformé, transmis, et parfois accompagner plusieurs personnes. Ce que nous portons peut aussi être vecteur de valeurs. C’est notamment de cette réflexion qu’est né notre slogan :
ALLER JUSQU’AU BOUT DE LA VIE DU VÊTEMENT
Il restait pourtant un problème. Même avec une meilleure production, même avec de la traçabilité, même avec la seconde main, un vêtement finit un jour par arriver en fin de vie. Et trop de textiles terminent encore dans des circuits où ils ne peuvent plus réellement être réemployés.
Alors nous nous sommes posé une question très simple : pourquoi ne pas imposer à notre propre marque de reprendre ses vêtements ?
LE RETOUR À LA MARQUE
Lorsqu’un vêtement JAMYAS arrive réellement en fin de vie, son dernier possesseur doit pouvoir nous le retourner. Nous lui envoyons un bordereau de retour et le transport est pris en charge.
Mais nous voulons aller encore plus loin. Le vêtement ne doit pas devenir soudainement un objet sans valeur : il doit conserver une valeur de retour. C’est le principe de la consigne. Même quelqu’un qui n’est pas particulièrement sensible aux questions environnementales aura ainsi une raison concrète de ne pas jeter son vêtement. Parce que ce vêtement vaut encore quelque chose.

NE JAMAIS JETER
Une fois revenu chez JAMYAS, le vêtement peut être orienté selon son état. S’il peut encore être porté, il peut continuer sa vie. S’il ne peut plus l’être, sa matière peut entrer dans une filière de recyclage : le textile peut notamment être transformé en nouvelles fibres, en matériaux isolants ou en d’autres matières issues du recyclage textile. L’objectif est simple :
NE JAMAIS CONSIDÉRER LE VÊTEMENT COMME UN DÉCHET SANS VALEUR.

LE PASSEPORT MODE
Toutes ces années de réflexion nous ont amenés à développer une nouvelle étape.
Le principe est de donner à chaque vêtement une identité propre qui puisse l’accompagner tout au long de sa vie : de sa fabrication à son achat, à ses réparations, à ses transformations, à ses transmissions, jusqu’à son retour final. La technologie devient alors un outil au service d’une idée beaucoup plus simple : suivre le vêtement pendant toute sa vie.
DE LA PRODUCTION À LA FIN DE VIE
Avec le Passeport Mode, l’histoire du vêtement ne s’arrête donc plus à l’usine. Elle commence par sa fabrication, puis elle continue avec la cliente ou le client. Le vêtement peut être porté, réparé, customisé, transmis, revendu, puis transmis encore. Et lorsqu’il ne peut vraiment plus être utilisé, il revient à la marque. C’est cette continuité que nous voulons construire.
UNE IDÉE CONSTRUITE DEPUIS DES ANNÉES Le Passeport Mode n’est pas une idée apparue du jour au lendemain. Il est le résultat de plusieurs années de terrain, de rencontres et de réflexion : les fins de stock, Fashion Vigilant, le Rana Plaza, ASIME, BigBooster, la COP21, Ticket for Change, la traçabilité, la réparation, la seconde main, le recyclage. Toutes ces étapes nous ont progressivement amenés jusqu’ici.
Aujourd’hui, nous avons engagé les démarches de protection de cette innovation, notamment par le dépôt d’une demande de brevet. Mais protéger une idée n’est pas une finalité. Notre objectif est beaucoup plus grand :
FAIRE ÉVOLUER LA MANIÈRE DONT NOUS PRODUISONS, PORTONS ET CONSIDÉRONS NOS VÊTEMENTS.
Le Passeport Mode est une innovation développée par JAMYAS. Et comme depuis le début de notre histoire, notre ambition reste la même : transformer la mode de l’intérieur, avec douceur.
What's next?
Our next trousers will be made exclusively on pre-order to produce only what is actually expected.
Just a few more days before we put the whole process in place.
With you, the Jams, we are writing a new page in fashion history.