Tout commence à la fin du XIXe siècle, aux États-Unis. Des hommes travaillent dur, mineurs, ouvriers, chercheurs d’or, et ont besoin d’un vêtement capable de résister à la poussière, à la sueur et au temps. C’est là que naît le jean, un pantalon solide, conçu pour durer.
Mais cette histoire n’est pas uniquement américaine. En France, dans la ville de Nîmes, on fabrique une toile particulière, une étoffe résistante, teintée à l’indigo, appelée « toile de Nîmes ». Avec le temps, elle se transforme pour devenir « denim ».
Deux continents, une seule matière, une même idée, créer un vêtement qui résiste.
Le jean devient un symbole
Les années passent, le jean quitte les chantiers. Il entre dans les villes, puis dans la culture. Dans les années 1950, il devient le vêtement des rebelles, popularisé par des figures comme James Dean. Il incarne la liberté, une façon de dire non aux règles établies.
Woodstock : le jean et la paix
Woodstock naît en 1969 aux États-Unis. Le festival se tient à Bethel, dans une ferme, et réunit plus de 400 000 personnes autour de la musique et de la paix. Une génération refuse la guerre du Vietnam, rejette la violence et choisit la paix. Le jean accompagne cette génération peace and love.
Sur scène, Joe Cocker. Dans la foule, ça danse en jean, dans la boue, dans la liberté. Mini-jupes en jean, pattes d’éléphant en denim, l’Amérique conservatrice est bousculée.Le jean est plus qu’une mode, c’est un mode d’expression.
En France, le jeans est un mode d'émancipation pour la femme.
Le jeans français est stylé, mais contestataire. En France, en 1968, une révolution éclate, aussi pour la femme, et elle est en jeans.
Mai 68, ce sont des étudiant-e-s et des ouvrier-e-s qui descendent dans la rue, contestent l’autorité, les règles, la société. C’est une période de remise en question profonde, où les mentalités changent.
La femme prend sa place, s’affirme, et le jean devient le symbole visible de cette liberté. Les mini-jupes en jeans ne cachent plus le corps de la femme, elle exprime son statut, elle travaille , elle est désormais libre.
Le jeans s’impose, il exprime la liberté de la femme avec Mai 68.
Le baggy jeans
Né aux États-Unis, le baggy jeans trouve ses origines dans les rues de New York, et plus particulière à Harlem.
Il est popularisé dans les années 80, 90 par la culture hip-hop et des artistes comme Tupac Shakur.
Ce style devient un symbole d’identité urbaine. Dans les années 2000, il suscite des controverses, notamment autour du “sagging”.
Aujourd’hui, il revient à la mode, porté pour son confort et son esthétique inspirée des années 90.

À Paris, aux puces de Saint-Ouen. C’est là que tout commence pour JAMYAS.
Un lieu authentique, vivant. Un mélange de styles, d’époques, de cultures et de milieux sociaux. Aux puces, le jean ne se vend pas seulement, il se vit. Il y a une ambiance parisienne, française mais internationale, avec une énergie particulière, qui donne une autre âme au jean.

John Lennon et Yoko aux Puces de Saint Ouen, France
L'histoire du jean JAMYAS
L’histoire du jean JAMYAS ne commence pas avec une marque. Elle commence avec des essais.
À la fin des années 80, début des années 90, je suis étudiant je travaille week-en aux Puces. Puis je travaille la semaine en entreprise, et le week-end, je suis aux puces.
Deux vies en parallèle, et enfin de me décide à en faire mon métier. Je commence avec de la fripe et le neuf. J’achète, je revends, j’observe. Je comprends les coupes, les matières, ce que les gens aiment vraiment.
En même temps, je commence à fabriquer au Sentier, quelques pièces par-ci, par-là, avec ce que je trouve. Des fins de stocks de tissus. des left-over.
Je crée mon premier jeans brut. À cette époque, des marques comme Levi’s ou Lois sont déjà très présentes. Le marché est installé. C’est aussi là que commencent le premier jean éco-responsable et en particulier le baggy éco-responsable et sans que nous le sachions, pour nous c'était évident.
Il y a plusieurs tentatives de noms de marques, avant de finaliser le jeans JAMYAS
Puis arrive la déferlante des jeans made in Asia. Je crée alors un atelier en Tunisie, spécialisé dans le jean.
Faire différemment et simplement
Avec JAMYAS, nous ne faisons pas comme les autres. Nous travaillons exclusivement à partir de fins de stocks de tissus. Des matières déjà existantes, déjà produites, mais souvent inutilisées;
Nous donnions une seconde vie aux tissus. Nous sommes les premier en France à travailler ainsi. Sont nés les jeans éco-responsable, les jeans JAMYAS.
Nos jeans Jamyas sont principalement en coton, parfois avec une touche d’élasthanne, jamais plus de 2 %, pour le confort, sans sacrifier la qualité.
Produire avec cohérence
Je fais fabriquer en France et sur le pourtour méditerranéen, c’est un choix logique.
Parce que le coton vient souvent de ces régions.
Parce que la proximité permet de contrôler.
Parce que produire près, c’est produire mieux.
Parce que le parcours carbone est ultra réduit.
Je veux un jean solide, durable, pensé pour traverser le temps.
Entre tradition et modernité
Je respecte le jean, j’aime le jean : plus il vieillit, plus il est beau, à moins d’être de qualité en denim.
Je travaille les bases : la coupe droite, les cinq poches, le denim brut.
Mais j’apporte aussi une touche plus audacieuse, inspirée de la rue et de ce que je vois tous les jours.
Parce qu’un jean doit vivre avec son époque.
Une histoire construite dans le temps
Une antériorité qui fait de JAMYAS la première marque française éco-responsable.
Il y a eu des reportages :
-
M6 en 2007
-
France Inter en 2009
Le jeans Jamyas est né dans la rue, sur le traitoire des Puces de Saint Ouen.
Aujourd’hui
Il s’en vend un jeans par habitant-e et par an.
Mais derrière ce succès, une question s’impose, comment réduire toutes les formes de pollution sans renoncer au style, à la passion et à la liberté que porte le jean ? Nous y travaillons avec passion, en apportant notre modeste contribution.
Faire moins, faire mieux, faire plus beaux .